thèse érotique
Ce texte est né d'un désir commun entre Ina et moi; écrire à deux, l'un après l'autre, nous renvoyer nos mots, nos images, nos fantasmes, nos désir, nous en nourrir, nous en délecter, nous en imprégner et en offrir le fruit à l'autre pour qu'il s'en nourrisse à son tour....une danse, un voyage sensuel avec pour seul vaisseau la chair de nos mots....
Un par un je le déboutonne, j'ai envie de lui, de son goût, de son sexe dans ma bouche, mais je vais prendre mon temps, car je veux profiter pleinement de ce cet instant ...
Son sexe gonfle, mais il ne dit rien, toujours plongé dans ses pensées. Je passe l'une de mes mains dans son boxer noir, sort son membre, pendant que l'autre continue de caresser ses jambes, et ses bijoux.
Je porte son sexe à ma bouche et lorsque ma langue vient au premier contact, je l'entends lire à haut voie, comme s'il ne voulait pas perdre le fil de ce qu'il est en train de faire.
Je m'applique à le sucer au rythme de ces mots, et à chaque fin de phrase de vient absorber son gland. Quand il reprend sa lecture, je viens parcourir sa verge de baisers, et je la replonge dans l'humidité de ma bouche.
Imperturbable, il continue mais son sexe trahi son plaisir, et cela me fait un effet monstre. J'aime sa fausse indifférence à mes gâteries, qu'il m'ignore pendant que je viens titiller ce petit nerf à vif, tendu à souhait et son gland si rouge, sur le point d'exploser ...
Ses phrases sont de plus en plus saccadées, sa respiration de plus en plus longue et sa voie rauque se transforme en gémissements ... il va jouir en moi, et je vais avaler sa semence délicieusement pimentée.
Je recule doucement, me relève, et sans un mot, sans un regard de sa part, je quitte la pièce. Désormais, il ne pourra plus parler ni penser à sa thèse sans avoir un instant, la douce sensation de ma bouche sur sa peau.
Elle m'avait répondu qu'elle aussi avait du travail, qu'on pourrait bosser tranquillement chacun dans son coin et je pense qu'elle était sincère, qu'elle y croyait…et je lui avais dit oui…
Oui mais voilà, la raison est une chose et le désir en est une autre ! Alors, quand je l'ai vu arriver sur le quai de la gare, emmitouflée dans son manteau, son sac en bandoulière, sa petite frimousse protégée par un bonnet et une écharpe, j'ai tout de suite senti monter en moi ce désir, ce désir bien connu qui se réveillait chaque fois que je la voyais, que j'ouvrais un de ses messages, chaque fois que j'entendais sa voix au téléphone.
Je m'étais approché d'elle , ma main fit descendre un peu son écharpe qui cachait sa bouche et je déposais un petit baiser sur ces lèvres fraîches; je retrouvais leur moelleux , cette saveur merveilleuse, elle eu un petit sourire et embrassa la paume de ma main, les gens s'agitaient autour de nous, dans l'ambiance un peu électrique de ces vendredis soirs, dans les halls de gares, ces moments de départ, d'arrivée, de retrouvailles , quand le week-end est là tout entier devant nous….Et nous, nous étions dans notre petite bulle, loin de tout, bien au chaud à l'abri des bourrasques glaciales ; ses yeux brillaient, elle était belle, si belle…
Et alors en moi la lutte commençât :
« Faut y aller, on a du boulot tous les deux ! »
Sur le trajet, je m'efforçais de lui parler de mon travail, de tout ce que je voulais faire ce week-end, du retard que j'avais pris, de ce trac qui montait au fur et à mesure que la date fatidique approchait. Elle me parla du sien, me dit qu'il fallait vraiment qu'elle s'y mette, que ses partiels allaient bientôt arriver et que finalement c'était très bien qu'on soit occupés tous les deux, que ça la stimulerait de me voir travailler. Elle débitait ces mots de façon mécanique, sur un ton monocorde et je sentais qu'elle s'efforçait d'y croire…elle aussi…
Arrivés chez moi, pendant qu'elle s'installait, je filais vers la cuisine, elle m'y rejoignit peu après, nous préparions un repas vite fait, parlant de choses et d'autres, j'évitais le contact, je savais que le moindre regard un peu appuyé, le moindre attouchement mettraient le feu aux poudres, m'enflammeraient de façon irrémédiable. Il,fallait tenir bon, ne pas céder et après le repas je me remettrais devant mon ordinateur, mes livres, mes notes, totalement absorbé, concentré et je l'oublierais… pendant quelques heures… peut-être…
L'un en face de l'autre, nous avons mangé en vitesse, je comblai les silences en parlant toujours et encore de mon travail et lui égrenais par le menu tout ce que je voulais faire dans la soirée, je voulais qu'elle comprenne qu'il ne fallait pas me tenter, qu'il fallait me laisser…
Mais elle était là, en face de moi, terriblement désirable ; nonchalante, je la voyais prendre du bout des doigts un radis rose, le porter à sa bouche qui s'entrouvrait, ses dents blanches croquèrent délicatement dedans et ses lèvres pulpeuses se resserrèrent autour de lui, épousant ses contours…Je voyais la bretelle de son soutien gorge qui, mordant doucement son épaule d'albâtre, en soulignait le moelleux. Sous mes yeux apparaissait sa gorge dénudée, la naissance de ses seins, plus bas sa poitrine comprimée sous son tee-shirt.
Et le terrible combat continuait ….
A la fin du repas, alors que nous débarrassions la table, elle se posa face à moi, passa ses bras autour de mon cou où elle déposa un long baiser. Je fus pris d'une envie soudaine de l'embrasser à pleine bouche, de la serrer fort, de tomber avec elle sur le canapé et de lui faire l'amour vite, intensément, de laisser libre cours à la fièvre qui m'habitait, de laisser sortir tous ces mots que depuis deux heures j'étouffais !
Mais je ne dis rien, je déposais juste un baiser sur sa tempe en m'efforçant de paraître de marbre. Je la sentis irritée, déçue, elle retira ses bras et s'éloigna d'un pas vif vers la chambre en emportant ses cours.
Et je me retrouvais là, comme un con, finissant de débarrasser. Puis je me dirigeais vers ma table de travail en ruminant « je lui avais bien dit que j'avais du boulot ! merde ! elle le savait ! elle va pas faire la gueule tout le week-end ! »
Mais étais-ce vraiment contre elle que j'étais en colère ?
Alors, péniblement, je me remis au travail mais dès que je me relâchais, mes pensées courraient vers elle et chaque fois, péniblement je les rattrapais, les enfermais, les cadenassais…. Et sans cesse elles revenaient…..
Aussi, quand je la sentis entrer dans la pièce à pas feutrés, une vague de chaleur s'empara de moi, je la laissais venir…Elle se glissa sous le bureau et tout mon corps s'enflammât….
Et quand sa bouche entra en contact avec mon sexe, je tentais encore de résister à ce doux supplice. Puis elle s'éloignât, me laissant là, au bord de la jouissance et je me demandais un instant si c'était de sa part une invitation à la rejoindre ou une cruelle vengeance…
Une heure durant, je tentais de me remettre au travail, mais sur mon sexe qui restait ferme, je sentais toujours la chaleur humide de sa bouche, sa langue glissant le long de la hampe, la passion avec laquelle ses lèvres aspiraient mon gland, le contact de ses mains caressant et pétrissant mes testicules….
Cela ne servait à rien de vouloir à tout prix travailler, c'était impossible ! Tant que je n'aurais pas déversé en elle mon trop plein de désir et de caresses, je ne pourrais rien faire, absolument rien….
Alors je me suis levé et dirigé vers ma chambre, la porte était entrouverte ; elle était là, dans mon lit, endormie, seul dépassait de la couette son front et ses cheveux, baignés par la douce lumière de la lampe de chevet. Je me déshabillais en silence. Je soulevais la couette pour m'y glisser dessous et l'air ainsi déplacé envoya sur mon corps une bouffée de chaleur et de parfums qu'elle avait contenu là, sous les draps et qui jallirent d'un coup. Je soulevais un peu plus la couette pour la contempler ; elle était nue, couchée sur le coté, en chien de fusil ; tout en elle était doux et moelleux, tout en rondeurs, de petits plis effaçaient tout ce qu'il y aurait pu avoir de tranchant et d'aigu dans les courbes de son corps.
Je n'avais pas le souvenir de tant de sensualité et de féminité chez une femme de son age, en général de telles grâces ne s'épanouissaient qu'au-delà de la trentaine mais elle, elle avait déjà tout cela, allié à la fraîcheur de sa jeunesse, à la pureté de sa peau blanche qui baignait la chambre d'une douce lumière ; j'étais stupéfait de tant de beauté et de sensualité répandues là sous mes yeux….
M'approchant un peu plus, je vis que son visage reposait sur ce grand tee-shirt qui me servait de pyjama ; il était tout chiffonné sous sa main pendant que l'autre était enfermée entre ses cuisses serrées…sa bouche était un peu entrouverte, ses lèvres et son nez en contact avec le tissu…
Nous recouvrant tous deux de la lourde couette, je me glissais alors contre elle, dans son dos, mon corps épousant le sien et la chaleur de sa peau m'envahit, mon sexe se fit plus dur contre le haut de ses fesses, ma bouche vint se coller à ce petit pli, point de rencontre entre sa nuque et son épaule, à cet endroit de son corps ou se mêlent le goût délicat et discret de sa peau aux effluves de sa chevelure ; je fermais les yeux et savourais cet instant que je m'étais efforcé de repousser toute la soirée…
A ce contact, je la sentis bouger un peu et appuyer un peu plus ses fesses contre mon sexe, mes lèvres remontèrent vers sa nuque pendant qu'une main se posait sur sa hanche, j'avais terriblement envie d'elle, là tout de suite, mais dormait-elle vraiment, faisait-elle semblant ?
Alors, les yeux toujours fermés, comme dans un demi sommeil elle se tourna face à moi, passa une main dans mon dos, m'attira vers elle, ses lèvres effleuraient les miennes et elle chuchota, comme dans un rêve :
« viens.. , viens en moi …. tout de suite …viens…. »
En embrassant ses lèvres au milieu de son doux murmure, je me laissais attirer sur elle, elle passa une main entre nos deux corps, saisit ma tige bien ferme et tout en écartant largement ses cuisses elle la pointa à l'entrée de son sexe. Passant l'autre main derrière ma nuque, ses lèvres collées à mon oreille, elle répéta :
« tout de suite…. viens…. »
Et elle écarta plus largement ses cuisses et d'un coup j'entrais en elle, tout au fond, dans cette chaude humidité, nous eûmes ensemble un gémissement de plaisir.
Toujours les yeux fermés elle murmurait :
« tout à l'heure , après t'avoir quitté, je me suis caressée, mon visage dans ton tee-shirt, j'ai joui, c'était bon, viens maintenant, jouis, jouis vite, je veux sentir ta semence s'écouler en moi, fais toi plaisir, fais moi plaisir, jouis…»
Alors, tout mon désir contenu si longtemps, se libéra, se déchaîna, j'allais et venait elle vite et fort, mon pubis heurtais violement le sien, elle souriait et à la vue de ce sourire, mes lèvres se pressèrent contre les siennes. Haletant, des mots saccadés sortaient de ma bouche :
« j'avais tant envie…envie de toi.. .. si fort… toute la soirée…c'était insupportable… je te voulais… je me suis trop retenu…. Je vais jouir….je… »
« oui, jouis ... je suis toute à toi, jouis… »
Et elle remontait ses cuisses en refermant ses jambes autour de ma taille. Ma langue cherchait la sienne, elles se caressaient frénétiquement. Alors, je poussai un cri s'étouffa dans sa bouche, une onde de jouissance me traversa le corps, et dans de longs spasmes j'éjaculais, j'avais l'impression de l'inonder, ça n'en finissait plus, et avec ma liqueur, c'était des heures de tensions accumulées, de frustrations qui se libéraient…enfin….
Quand j'ouvris les yeux, je vis que les siens l'étaient aussi, elle me regardait avec son sourire malicieux :
« alors, monsieur est un peu plus détendu ? »
« oui, ça va beaucoup mieux, d'ailleurs je me sens en pleine forme, prêt à une nuit blanche et brûlante »
« c'est pas très sérieux tout ça , dit elle ironique, ses yeux brillants comme des diamants, vous allez être fatigué demain pour travailler mon bon monsieur ! »
Je la mordis dans le cou
« aie !!!sauvage !!! »
« tu va savoir ce qu'il en coûte de déranger le vieil ours dans sa tanière !!! , je ne travaillerais ni demain ni après demain, c'est toi qui m'implorera de te laisser te reposer, de te laisser repartir !!! »
« ho le petit présomptueux !!! » et elle m'embrassa, et, soudain plus sérieuse :
« je suis contente d'être là avec toi »
« je le suis aussi »
Un délicieux silence se déploya….
« Enfin ensemble… »
Et nos yeux recommencèrent à s'enflammer….le désir de nouveau s'emparait de nous…
A suivre... ;)

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