Vite!

Vite !

 

 

Je l'avais appelée sur son portable ; je passais dans son quartier, j'y avais un rendez-vous à 15 heures et lui dis que, si elle le souhaitait, nous pourrions nous voir quelques minutes.

Et  elle m'avait alors invité à prendre un café.

Alors que je montais quatre à quatre les marches de son escalier, je me trouvais soudain ridicule ; passer la voir pour si peu de temps, c'était stupide, absurde, je serais de toute façon frustré, j'aurais mieux fait de m'installer à une terrasse et regarder passer les filles tout en buvant mon café, tranquille… Mais en même temps, tous ces mails que nous nous envoyions, nous amusant à nous chauffer l'un l'autre et ces photos brûlantes échangées, tout cela entretenait un lien ténu, sensuel, terriblement excitant. Alors, comment résister à cette envie d'être un peu avec elle, c'était  rare mais toujours délicieux. ; Arrivé sur son palier, j'hésitais ; il était encore temps de faire demi tour mais je savais au fond de moi que je voulais la voir et que la raison n'avait jamais eu  son mot à dire dans cette histoire. Un sourire joyeux illumina mon visage : je sonnais en regardant ma montre ; 14h32.

 Sa porte s'ouvrit presque immédiatement ; « je t'ai vu arriver de ma fenêtre » dit-elle. Je vis dans ses yeux cette brillance, ce pétillement que je connaissais si bien, accompagné d'un sourire mutin. J'entrais et  à peine la porte refermée derrière nous, elle passa ses bras autour de mon cou, colla son corps au mien et après m'avoir regardé droit dans les yeux, elle glissa à mon oreille « je te veux, vite, tout de suite ! ». Je me sentis d'un coup emporté dans un tourbillon de sensualité ! J'avais imaginé deux ou trois baisers furtifs, l'ébauche d'une caresse, c'est tout. Les quelques fois où nous nous étions vu, nous avions pris notre temps, nous avions fait l'amour langoureusement, savourant chacune de nos caresses et aujourd'hui…« Vite ! » répétais-je à mon tour.

 Et en effet, tout alla très vite…

Elle fit descendre ensemble les manches de son joli bustier noir et les bretelles de son soutien gorge a fleur. D'un coup se dévoila cette poitrine, ces seins qui me mettaient dans tous mes états ; pleins et fermes, d'une blancheur d'albâtre, couronné de deux mamelons d'un rose pale et délicat ! Elle savait ce qu'elle faisait, elle savait que c'était le genre de vision qui me propulsaient illico dans, un univers de peaux chaudes, de parfums envoûtants, un univers ou ma chair et mon âme étaient  traversés de violents orages !

Mais je n'eu pas le temps de m'attarder, elle s'agenouillât devant moi et commençât à défaire ma ceinture. D'une main, je relevais son menton pour sentir son regard dans le mien ; « continue » lui dis je, et elle continua, ses yeux dans les miens, elle faisait sauter un a un les boutons de mon pantalon, ce dernier glissât vite  sur mes genoux, elle ne voyait pas ce qu'elle faisait mais nous lisions chacun dans les yeux de l'autre l'effets de ces sensations tactiles.

Ses deux mains se promenèrent sur mon shorty, palpant cette petite bosse qu'elle adorait, elle fut tenté de regarder, mais ma main sous son menton l'en empêcha ; je lui souriais malicieusement, je savais que cette vision là  plus que toute autre, la fascinais, faisait monter en elle de violents désirs : « Continue » lui dis-je encore.

Elle continua de caresser cette bosse de plus en plus conséquente et dans ses yeux, je voyais monter  un feu , une violente fièvre ; elle écarta ce tissu  élastique et saisit entre ses mains ce sexe tant désiré, faisant glisser ses doigts sur toute sa longueur, le serrant un peu pour en apprécier le moelleux , glissant une main sous mes bourses qu'elle eut la surprise de sentir lisses et rasée dans sa paume, elle sourit doucement en fermant les yeux ;  j'enlevais alors mes doigts de sous son menton , ses yeux se rouvrirent pour un dernier regard, elle ouvrit doucement sa bouche. Et elle plongeât…..

 Nous sentîmes tous deux un choc violent. Il y a cinq minutes à peine, je sonnais à sa porte et maintenant mon pénis était dans sa bouche, depuis cinq minutes à peine, elle n'avait vu que mon visage et d'un coup elle avait sous les yeux ce sexe dressé; cette vision, cette sensation de ce bout de chair gonflant dans sa bouche, lui arracha un cri de plaisir et une envie violente, envie de sentir vite, très vite couler mon plaisir. Sa bouche allait et venait avec frénésie sur ce sexe maintenant  tendu à l'extrême, et pris par surprise,je sentais déjà l'orage s'annoncer, je lui demandais de se caresser, vite; elle plongeât une main dans sa culotte et d'un coup enfonçât deux doigts dans sa fente humide ; cela lui arrachât de nouveau un cri, maintenant étouffé par cette chair qui emplissait sa bouche. J'eus  l'impression de sentir sur mon sexe la chaleur qui venait de surgir de son ventre,  la sensation fut si forte que je ne pus  me retenir plus longtemps et je lâchais dans cette bouche adorée plusieurs jets de semence, en vacillant sur mes jambes. Je ne sais si elle fut surprise par l'ampleur et la violence de mon orgasme mais au même instant, elle fut prise d'un frisson fulgurant, ses cuisses se serrant autour de sa main humide, son corps tout entier emportée par une puissante vague de plaisir…..

Puis l'étreinte de sa bouche se relâchât un peu, et lentement elle fit glisser ses lèvres le long de la hampe en s'efforçant de ne rien perdre de mon nectar ; de mes mains je la pris sous les bras et la soulevais vers moi, déposant un long baiser dans son cou, elle ferma les yeux garda encore quelques secondes mon parfum dans sa bouche et comme à regret, elle laissa s'écouler dans sa gorge cette délicieuse offrande.

Quelques minutes après je dévalais l'escalier, mon sexe amolli me faisait un peu mal tant elle m'avais sucé fort. Une fois dans la rue je levais les yeux vers sa fenêtre, je vis là-haut sa tempe posée contre la vitre, un sourire paisible irradiât son visage, je devinais un doigt se posant sur ses lèvres qui semblaient esquisser un baiser. Je lui répondis de la même façon et me hâtais vers mon rendez vous. 14h53.

 

Quand sa silhouette eut disparu à l'angle de la rue, elle se retourna et vit sur la table les deux tasses de café qu'elle avait servi juste avant son arrivée ; elle posa un doigt contre l'une d'elles ; elle était encore chaude. Elle s'assit alors face à la chaise vide, devant l'autre tasse de  laquelle elle cru voir s'élever une volute de fumée ; elle pris cette tasse et la portât à ses lèvres ; le café était tiède, tiède comme son sperme qui quelques minutes avant s'écoulait dans sa gorge.

Avec un large sourire, elle se demandait comment désormais, elle pourrait  boire un café sans penser à lui.

 

 

Mikis, le 26 novembre 2007.



Article ajouté le 2007-11-27 , consulté 270 fois

Commentaires


Inaccessible le 27/11/2007 à 16:34:14
Magnifique .. non ce n'est pas le mot, splendide, non ce mot là ce convient pas non plus, ... Il n'y a aucune mot pour décrire ce que je ressent à l'instant, je suis sous le charme de ces mots, de cette scène et ton talent et le de la beauté de ce texte. J'ai envie de te dire " Mon dieu, Mikis, sais tu seulement combien tu es doué pour cela?" Ta plume est la si merveilleusement affutée, tes descriptions si intenses, j'avais l'impression d'y être, d'être cette femme, je veux être cette femme tellement ce texte me fait de l'effet ... Mikis, vient boire le café à la maison maintenant je t'en supplie !!!
mikis le 28/11/2007 à 10:05:49
Attention Ina, tu connais mes désirs et je pourrais te prendre au mot!!!! ;)

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