Giboulées de mars

Nous nous attendions depuis longtemps déjà….

Quelques semaines en s’efforçant de ne pas trop y penser et puis le jour approche ; petits messages un peu plus vifs, échanges un peu plus intenses et d’un coup, sans m’en être vraiment rendu compte, je  me retrouve devant le hall de cette gare, le vent frais du printemps, saturé d’humidité balaie mon visage et encore, et toujours cette délicieuse sensation d’irréalité qui baigne chacun de nos rendez-vous, cette merveilleuse impression de se retrouver quelques heures durant comme hors du temps, dans un univers spécifique, un univers qui nous est propre, un univers que nous nous sommes crée tranquillement, semaines après semaines, un univers parmi tant d’autres, mais un univers rien qu’à nous….

Et puis, avec une évidence toujours touchante, je la vois qui s’approche, me sourit; bisou, blabla comme si on s’était quitté la veille,  c’est si simple, ça va tout seul, il n’y a plus qu’à se laisser porter ; dans la bulle vitrée de ma voiture, nos lèvres se retrouvent, mes mains glissent sur son pull  nos corps ont besoin de se toucher, se rebrancher l’un sur l’autre, rétablir toute une multitudes de connexion physiques, sensuelles, émotionnelles ; sa bouche est toujours aussi fraiche, moelleuse, un feu puissant grandit en moi, la chaleur monte vite, si vite…

Quelques minutes seulement se sont écoulées quand nous nous débarrassons de nos sacs dans un coin de cette chambre  d’hôtel pour nous retrouver face à face devant la fenêtre et de nouveau nos lèvres qui se cherchent, nos langues qui se mêlent, nos mains qui courent partout et puis soudain je sens que c’est le moment….

Je lui demande de fermer les yeux ; elle me regarde, intriguée, ses paupières se baissent lentement sur un regard brillant et plein d’émotion ; elle se doute de ce qui va se passer, sans en être vraiment sûre, dans ce mélange d’excitation, de soumission confiante, avec cette part d’inconnu qui fait battre son cœur, elle attend….

Elle m’entend m’éloigner, une fermeture éclair qui s’ouvre, mes pas qui se rapprochent…

 Un tissu se pose sur ses paupières, se tend et est noué autour de sa tête ; nous ne parlons pas, je reste dans son dos et fais glisser mes mains sur ses épaules, elles descendent dans son dos, entourent son ventre et remontent vers sa poitrine qui se soulève, son souffle s’accélère, sa tête se penche en arrière, l’excitation monte entre nous, je le sens ; c’est ce qu’elle attendait, elle me l’avait dit, s’offrir ainsi à mes caresses, ne rien voir, juste des sensations tactiles, le fantasme d’être soumise, de n’être qu’un pur objet de désir et de plaisir….

Son émotion est palpable, mon sexe est déjà très dur dans mon pantalon, je le colle doucement à ses fesses pour le lui faire sentir ; un long soupir sort de sa bouche et mes doigts commencent à s’affairer doucement, lentement, très lentement pour qu’elle profite à fond de toutes ces sensations, pour qu’elles l’envahissent, pour qu’elles l’emportent….

Je saisis le bas de son pull, je le fais remonter et le laisse choir à ses pieds, puis c’est son teeshirt ; la peau blanche de son dos se dévoile à mes yeux ; je l’effleure du bout des doigts, ils suivent les bretelles de son soutien gorge, se posent sur ses seins, je veux sentir s’ériger ses mamelons à travers la dentelle , je le dégrafe et l’enlève lentement pour qu’elle sente progressivement le tissus se décoller de sa peau, ses seins qui se libèrent, l’air libre comme un souffle frais ;  un frisson cours sur son épiderme….

Mes mains se posent sur ses hanches et suivent la courbe de ses fesses,  se rejoignent sous son nombril ; le bouton de ceinture lâche , la fermeture éclair descend, le pantalon glisse sur ses cuisses jusqu’à ses chevilles, une chaussure est jetée dans un coin, puis l’autre, le pantalon les rejoint, suivi des chaussettes ; elle n’a plus maintenant sur sa peau que sa petite culotte ; à genoux derrière elle, mes mains encore sur ses chevilles remontent les jambes, mes lèvres se posent sur une fesse, elle se cambre un peu, mes doigts s’insinuent entre ses cuisses et remontent vers le lieu chaud de son sexe, encore prisonnier de ce dernier bout de tissus et à ma surprise, je trouve sa culotte toute humide, trempée !! je bande encore plus fort !!! elle gémit doucement en sentant mes doigts sur sa fente brulante, je crois que je pourrais la faire jouir ainsi, en la caressant à travers son slip, mais je me retiens et me contente de le lui enlever pour la voir nue, entièrement nue devant moi ; je la sens mienne, prête, dans une attente fiévreuse….

Je saisi son poignet et la dirige vers le lit ; je sais ce qu’elle va faire, je sais comment elle veut me recevoir ; elle se met à genoux lentement, pose sa poitrine sur le lit, la tète reposée sur ses avant- bras, les reins cambrés, m’offrant ses fesses larges :  en levrette !!!, sa position préférée, la position idéale pour ce petit jeu !!! je la contemple en silence, chacune de ses expiration est ponctuée d’un petit gémissement ; je crois que je ne l’ai jamais vue aussi excitée, c’est terriblement bon !

Je prends sa main droite et la dirige vers sa pèche juteuse ; je veux qu’elle commence à se branler pendant que je me déshabille et elle ne se fait pas prier ; ses doigts glissent sur ses lèvres, décrivent de petits cercles sur son clitoris. Pendant ce temps, j’enlève un à un mes vêtement, bruyamment afin qu’elle les entende tomber, je jette pour finir mon teeshirt et mon caleçon près de son visage ; elle sait maintenant que je suis nu, que je suis prêt à m’emparer d’elle et cela fait son effet, elle ne peut plus rester silencieuse, elle me demande de la prendre vite, fort, me supplie presque…mais je veux la faire languir un peu plus….

Alors je m’approche d’elle, sur le coté, sans la toucher et viens poser mon gland sur ses cotes, puis je le fais glisser sur sa peau, vers son épaule, sur son bras, dans son cou, je le fais descendre sur ses reins sur sa cuisse ;  je la sens prête à exploser elle se caresse frénétiquement, je me positionne derrière elle et ma tige terriblement tendue vient glisser sur l’intérieur de ses cuisses pour se poser doucement sur sa fente ruisselante et là je sens qu’elle n’en peut vraiment plus de m’attendre, alors d’un coup sec je vais en elle ; un grand cri s’échappe de sa gorge, et sans ménagement je pilonne ce sexe brulant en  tenant fermement ses hanches, à chaque retour, mon ventre viens claquer sur ses fesses. Mes testicules, l’intérieur de ses cuisses ruisselle de son jus, je vais toujours plus vite, plus fort, elle ne crie plus, elle hurle !!!  et d’un coup, elle se raidit, ne bouge plus, sa bouche s’ouvre grand mais aucun son n’en sort, son souffle se suspend pendant quelques secondes, je sens sur mon sexe les parois de son vagin se relâcher dans une flot brulant de liquide qui mouille mon pubis ; c’en est trop !!!

Tendu comme un arc prêt à se rompre, dans un cri sauvage je lâche en elle un long jet bouillonnant !!! 

Nous restons ainsi quelques secondes, immobiles dans cette sensation de fusion intime, puis dans un grand relâchement de toutes les tensions, je me pose doucement sur son dos, elle allonge ses jambes, mes lèvres se posent sur son cou, j’hôte le foulard emprisonnant ses yeux qui s’ouvrent lentement et me cherchent ; je me glisse à ses cotés, nous nous retrouvons dans un tendre sourire et un  baiser d’une immense douceur…

Dehors, les bourrasques jettent sur la vitre de la fenêtre des vagues de pluie froide…

Nous nous enveloppons dans les bras de l’autre …

Un rayon de soleil traverse la pièce, s’estompe presqu’aussitôt, juste le temps d’illuminer sa peau blanche comme la neige….

 

Mikis, le 31 mars 2008



Article ajouté le 2008-04-01 , consulté 37 fois

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